7 conseils des psychologues de Harvard pour élever des enfants flexibles et résilients

Le cerveau d'un enfant ne fonctionne pas de la même façon que celui d'un adulte. C'est un cerveau en construction qui se connecte au monde... Et c'est aux parents de créer un monde qui feront de leurs enfants des êtres aimables, sociables et épanouis.

Basées sur des années de recherche en neurosciences et en psychologie, voici sept règles parentales pour aider votre enfant à construire un cerveau flexible et résilient, et développer ainsi des qualités telles que l’éthique, la compassion, l’empathie, le respect et la bienveillance.

1. Soyez un jardinier, pas un menuisier

Les menuisiers travaillent et sculptent le bois dans la forme qu’ils veulent lui donner. Les jardiniers aident les choses à pousser d’elles-mêmes en cultivant un paysage fertile.

De la même façon, les parents peuvent essayer de "sculpter" leur enfant en quelque chose de spécifique, en faire un violoniste par exemple. 

Ou ils peuvent lui offrir un environnement qui encourage un developpement sain, quelle que soit la direction que prend l’enfant...

Vous aurez peut-être envie que votre enfant joue au violon à l'Opéra de Paris mais le forcer à prendre des leçons (l'approche du menuisier) pourrait faire de lui quelqu'un qui considère la musique comme une "corvée" désagréable. 

L'approche du jardinier consiste elle à répandre une variété d'opportunités musicales dans la maison et à voir lesquelles suscitent l’intérêt de votre enfant.

Il aime taper sur les casseroles et les poêles ? Vous avez peut-être à la maison un batteur de heavy metal en herbe !

Comme un jardinier, une fois que vous avez compris quel type de plante vous cultivez, à vous d'« ajuster le sol » pour qu'il prenne racine et s’épanouisse.

2. Parlez et lisez à votre enfant. Beaucoup.

Certaines études montrent que, même lorsque les enfants n’ont que quelques mois et ne comprennent pas le sens des mots, leur cerveau les utilise tout de même. 

Cela crée une base neuronale pour un futur apprentissage. Donc, plus ils entendent de mots, mieux c'est. En grandissant ils auront un meilleur vocabulaire et une meilleure compréhension de la lecture.

Leur enseigner des « mots d’émotion » (comme triste, heureux, frustré) est particulièrement bénéfique. Plus ils en savent, plus ils seront flexibles.

Aidez votre enfant à reconnaître les émotions de base. Montrez-lui comment faire en faisant preuve d’empathie envers lui et les autres : "Tu vois ce garçon qui pleure ? Il ressent de la douleur parce qu'il est tombé. Il est triste et veut probablement un câlin de ses parents."

Le développement de l’empathie chez un enfant est quelque chose de très important car cela favorise la construction de relations durables et permet à l’enfant de se sentir mieux dans la vie et de s’épanouir.

3. Expliquez les choses

Oui, cela est épuisant lorsque votre enfant vous demande constamment « Pourquoi ? »

Mais quand cela arrive, sachez que lorsque vous expliquez quelque chose de nouveau, vous le rendez prévisible... Et les cerveaux fonctionnent plus efficacement lorsqu’ils peuvent "prédire".

Évitez de répondre aux questions « pourquoi » par « parce que je le dit. »

Si tout ce qu’ils savent c’est : « Je ne devrais pas manger tous les biscuits parce qu’une figure d’autorité me l’a dit et je vais avoir des ennuis », ce raisonnement a peu de chance de fonctionner si les parents ne sont pas présents.

C’est mieux s’ils comprennent : « Je ne devrais pas manger tous les biscuits parce que j’aurais mal au ventre, et mon frère et ma sœur seront déçus de manquer le dessert. »

Ce raisonnement les aide à comprendre les conséquences de leurs actes et favorise l’empathie.

4. Décrivez l’activité, pas la personne

Si votre fils se bagarre avec sa soeur et la frappe, ne l'appelez pas « un mauvais garçon ». Soyez précis : « Arrête de frapper ta sœur. Cela lui fait mal et l’agace. Dis-lui que tu es désolé.»

Cette même règle vaut aussi pour les compliments. Ne dites pas à votre fille qu'elle est « une bonne fille ». Commentez plutôt ses actions : « Tu as fait le bon choix en ne répondant pas à ton frère. » 

Ce type de formulation aidera son cerveau à construire des concepts plus utiles sur ses actions et sur elle-même.

Une autre suggestion est de décrire les actions des personnages de contes. Quand quelqu’un ne dit pas la vérité, ne dites pas « Sam est un menteur » mais « Sam a menti », ce qui décrit l'action. Ensuite, continuez avec : « Pourquoi penses-tu que Sam a fait cela ? Comment les autres se sentiront-ils s’ils le découvrent ? Devront-ils pardonner Sam ? »

En vous engageant avec curiosité plutôt qu’avec certitude, vous définissez la flexibilité dont ils auront besoin dans des situations réelles. Vous montrez également que Sam n’est pas complètement malhonnête, mais qu’il ment dans une situation particulière. Peut-être qu’il se comporterait plus honnêtement dans d’autres circonstances.

5. Aidez vos enfants à vous copier

Avez-vous remarqué à quel point certaines tâches qui pour vous sont du travail (comme par exemple, nettoyer la maison ou désherber un jardin) peuvent se transformer en un jeu pour un enfant ?

Les enfants apprennent naturellement en regardant, en jouant et surtout en imitant les adultes. C’est un moyen efficace d’apprendre et cela leur donne un sentiment de maîtrise.

Alors n'hésitez pas à leur donner un balai miniature ou une pelle de jardin et laissez-les vous imiter. 

6. Habituez-les aux autres personnes

En plus des grands-parents, des tantes et des oncles, des amis et d'autres enfants, faites leur rencontrer des personnes différentes, surtout lorsqu'ils sont nourrissons. 

Selon la recherche, les bébés qui interagissent régulièrement avec des personnes parlant des langues étrangères peuvent conserver un "câblage cérébral" qui peut faciliter l'apprentissage des langues dans le futur.  

7Laissez-les agir par eux-mêmes

Les enfants adorent faire les choses par eux-mêmes, sans votre aide, comme s’habiller ou assembler des puzzles. 

Si certaines de leurs actions peuvent parfois être assimilées à de la mauvaise conduite, il s'agit souvent juste d'une tentative de l'enfant de comprendre le monde. 

Si votre enfant de deux ans jette ses chips par terre et attend que vous les ramassiez, il ne vous « manipule » pas. Il apprend sur la gravitation et sur le fait que ses actions ont un effet sur le monde qui l'entoure. Alors ramassez les chips et laissez-le recommencer. 

Savoir quand intervenir et quand prendre du recul peut être difficile. Mais si vous êtes trop présent, il n’apprendra pas à faire les choses par lui-même. Laissez-le comprendre par lui-même que ses actes peuvent avoir des conséquences. 


Source : Harvard psychologist to parents: Do these 7 things if you want to raise kids with flexible, resilient brains - CNBC

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Monica LR

Monica LR

Animatrice de communautés et rédactrice web.
"Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste." (W. Shakespeare)

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